Pourquoi je suis devenue architecte d’intérieur
- Agathe Grelin
- 13 avr.
- 3 min de lecture
Je suis née à Amiens, dans un environnement où la création et l’espace ont toujours occupé une place importante dans ma vie. Très tôt, j’ai été attirée par tout ce qui touche à l’intérieur, aux volumes, aux ambiances. Je passais mon temps à dessiner des perspectives, à imaginer des chambres, des espaces, des univers complets. Les jeux comme Les Sims ont aussi nourri cette envie de concevoir des intérieurs, de comprendre comment un espace peut être organisé et vécu.

Cette sensibilité à l’architecture intérieure ne vient pas de nulle part. Mon père a toujours rénové des maisons, tandis que l’autre travaillait comme paysagiste. J’ai grandi entre les espaces à transformer et les espaces à concevoir dans la nature. Sans m’en rendre compte, j’étais déjà plongée dans une réflexion autour de l’espace, des volu
mes et de l’harmonie.
Mon parcours scolaire s’est naturellement orienté vers le design et l’architecture intérieure : un bac STD2A au lycée Paul Langevin à Beauvais, puis une licence DN MADE à Saint-Omer spécialisée en petite échelle et patrimoine, avant de poursuivre un master à Lille à l’école ESDAC, avec une certification de designer architecte d’intérieur (RNCP niveau 7). Je n’ai jamais réellement eu de doute sur cette voie, car elle s’est imposée comme une évidence.

Très tôt, j’ai compris que ce qui m’intéressait n’était pas simplement la décoration. En regardant des émissions comme celles de Valérie Damidot, je ressentais une frustration : je savais que mon intérêt allait bien au-delà du simple choix de couleurs ou d’objets décoratifs. Ce qui me fascinait réellement, c’était la structure d’un espace, sa circulation, sa lumière, la manière dont un lieu peut influencer le quotidien.
C’est là que j’ai compris la différence fondamentale entre décorer et concevoir un espace. L’architecture intérieure ne consiste pas à “faire joli”, mais à penser un lieu dans sa globalité : ses volumes, ses usages, ses contraintes techniques et la manière dont il est vécu.
Aujourd’hui, mon approche repose sur cette vision. Chaque projet est une réflexion complète autour de la circulation, de la lumière et de l’optimisation des espaces. J’accorde une grande importance à la manière dont un lieu s’organise en fonction du quotidien de mes clients, qu’il s’agisse d’un logement, d’un espace professionnel ou d’un lieu recevant du public.

J’aime créer des espaces intemporels, avec une influence discrète de la culture japonaise dans ma manière de concevoir : des intérieurs épurés, équilibrés, où le bois et les matières naturelles trouvent souvent leur place. Mon objectif est toujours de créer des lieux cohérents, où chaque élément a une fonction et une raison d’être.
Ce qui me distingue aujourd’hui, c’est cette approche globale de l’architecture intérieure. Je ne me limite pas à l’esthétique : je travaille la structure même des espaces. Je pense circulation, optimisation, usages, contraintes techniques et identité du lieu dès les premières phases du projet.
Un bon projet d’architecture intérieure, pour moi, est un espace qui fonctionne avant même d’être beau. Un lieu où la circulation est fluide, où la lumière est exploitée, où chaque mètre carré est pensé intelligemment, en fonction des besoins réels des utilisateurs.
Parmi les projets qui ont marqué mon parcours, le projet SOMA occupe une place particulière. Réalisé à distance, sans jamais voir le lieu physiquement, il m’a permis de démontrer l’importance de la confiance client et de la précision dans la conception. L’objectif était de créer un studio de pilates avec une identité forte, cohérente et parfaitement adaptée à son environnement. Un projet où l’architecture intérieure devait être immédiatement lisible et impactante.

Un autre projet marquant est l’Atelier du Val de Selle, où les clients ont suivi mes propositions à travers les visuels 3D avec une grande confiance. Ce type de projet renforce ma conviction que la visualisation et la conception en amont sont essentielles pour permettre aux clients de se projeter et de valider des choix forts.

Aujourd’hui, je travaille aussi bien avec des particuliers qu’avec des professionnels. Mon objectif est de développer davantage de projets dans des lieux professionnels comme des hôtels, des commerces ou des espaces de bien-être, où l’architecture intérieure joue un rôle essentiel dans l’expérience utilisateur.
Ce que je souhaite, c’est que l’on fasse appel à moi pour mon style, mais surtout pour ma manière de penser les espaces. Des lieux cohérents, fonctionnels, optimisés, où l’architecture intérieure devient un véritable outil au service du quotidien.





Commentaires